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24/11/2006

VIOLENCES FAMILIALES

On a souvent cru que la violence familiale contre un enfant était constituée par des coups,

Ce que l’on connaît moins c’est cette violence familiale dite « violence verbale » elle se trouve plus particulièrement chez les gens aisés.

On peut détruire la vie d’un enfant rien qu’avec des paroles, et malheureusement des paroles poursuivent cet enfant devenu adulte.

Le rabaisser par des mots cinglants, méprisants, lui dire qu’il sera toujours qu’un incapable, que l’on ne l’a pas désiré (genre « -Si la pilule avait existée, tu ne serais pas là je n'aurais pas eu la vie pourrie par toi»

Le traiter de mouton à 5 pattes, et d'autres paroles méprisantes.

le repousser quand il demande un câlin, un peu d’attention,

Lui reprocher de ressembler à la belle-famille, lui en vouloir d’aimer ses grands-parents que l’adulte déteste,

Le punir pour des fautes qu’il n’a pas commise, être conscient que c’est le frère où la sœur qui est responsable du méfait reproché à l’enfant mais ne pas en tenir compte, et maintenir la punition, car la plupart du temps un seul enfant de la fraterie est pris dans ce tourbillon, souvent c'est un enfant qui a été malade à la naissance, plus timide, moins beau.

Toujours entretenir un climat perturbant pour que l’enfant se sente sans cesse en faute. (du genre, « tu sais très bien ce que tu as fait , ou d'autres phrases insinieuse du même genre qui mettra un doute à l'enfant, car son innocence lui fera croire qu'il a vraiment fait quelque chose de mal.

Ce genre de système ne fonctionnera pas sur un enfant dit "normal".

Adulte il aura deux sortes de comportements.

1° Soit il refera à ses enfants ce que ses parents lui ont fait (comme pour les enfants battus) car il ne sais pas quelle autre comportement avoir puisqu'il n'a eu que cet exemple.

2° Soit il sera à l'inverse toujours en quête de tendresse, et du parfait dans sa relation avec son partenaire, et donnera énormément d'amour à ses enfants, jusqu'à les surprotéger parfois.

Mais dans les 2 cas il restera un personnage timide, qui aura toujours peur de mal faire, et restera en retrait des autres, la souffrance est à vie dans son cerveau.

Et le plus paradoxale dans trout ça c'est qu'il aimera souvent encore énormément ses parents, ce sera souvent le plus dévoué et le plus aimant des adultes, à accourir au moindre de leurs appels, sans jamais trouver ce q'il attend depuis son enfance, un geste, des mots qui ne viendront malheureusement jamais.

Commentaires

c'est un vrai problème que tu soulèves Soezic et un drame pour ceux qui l'ont vécu où le vivent

Écrit par : ulysse | 24/11/2006

Oui,il y a encore beaucoup de détresse face à des violences physiques ou morales..
Vous parlez de ces adultes ,bien que maltraités dans leur jeunesse, restent bienveillants vis à vis de leurs parents.. Je pense ainsi aux hommes qui ,petits garçons ont été élevés surtout par la mère (je ne dis pas la maman sciemment)...ces hommes -là ,s'ils n'en prennent conscience ,auront des problemes relationnels avec la gente féminine (" style : "Toutes des salopes ,sauf maman")... Tout cela est un vaste débat , mais nous ,les femmes devont etre consciente de nos lourdes responsabilités et faire la place à l'Homme, dans l'éducation des enfants .
Que chacun soit à l'aise avec sa part masculine et féminine (Anima-animus) et, le monde tournerait plus rond..pour l'instant , c'est la peur de l'autre et sa différence (homme/femme, noir/blanc, parisien/marseillais etc..)..mais la base ,c'est le respect de notre sexe et celui de l'autre.. Les uns sans les autres ,on n'est rien...

Écrit par : mijane | 24/11/2006

Et oui Mijane, il ne faut pas oublier non plus qu'il est très difficile d'être parent, et encore plus aujourd'hui, et quelle que soit l'éducation que l'on donne à nos enfants, il y a toujours des détracteurs (monde enseignant entre autre) qui essaient de leur faire penser autrement. Etre parent est un métier très dur, où il ne faut pas hésiter à se remettre en question, à se dire que ce qui est bon pour l'un de ses enfant ne le sera pas pour l'autre, et pourtant malgré tout ça nous passons notre temps à faire des erreurs. et souyons optimiste nous arrivons quand même à les faire grandir dans de bonnes conditions, tant qu'il y a de l'écoute et du dialoge et aussi, beaucoup d'amour.

Écrit par : Soezic | 24/11/2006

Là aussi, bravo et merci au nom des enfants et des anciens enfants victimes de violences familiales.
On ne nait pas parent, on apprend jour aprés jour, mais la violence (physique ou morale) envers un enfant est impardonnable.
On en porte les séquelles toute sa vie durant, quelle que soit la maniére dont on évolue.
Au passage, il semblerait que, contrairement à une idée fort répandue, les adultes ayant été victimes de maltraitances durant leur enfance ont plus tendance à devenir des parents extrêmement chaleureux, aimants et protecteurs qu' à reproduire les violences qu' ils ont subies.

Écrit par : Léna_Nita | 27/11/2006

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