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05/09/2009

UN LIVRE

J’ai eu un livre en cadeau
Merci à toi, Ma cousine, mon amie
Toi qui es toujours là depuis mon enfance,
Toi qui connait si bien mes goûts
Ce livre, je l’ai regardé
Ce livre je l’ai touché
Ce livre j’y ai lu sa préface
Deux jours durant
J’ai fait les gestes qu’enfant
J’avais vu faire par mon grand-père
Annoter pour me souvenir qui me l’a offert
Le dater aussi, pour mes enfants
Pour plus tard quand je ne serai plus là,
C’est l’histoire d’une femme amoureuse
Amoureuse d’un homme bien sur
Il est architecte,
Il est son époux
Elle lui voue un amour infini,
Enfin presque,
Tout au long de ce livre
Je me délecte de cette histoire,
Les descriptions,
Tout en lisant je m’imagine le lieu
Je sens les odeurs de l’océan
Je suis dans la maison au bord de la falaise,
Je le lie lentement pour m’en imprégner,
C’est une gourmandise que je savoure
A chaque ligne,
Attention !
De ne pas corner les pages,
De ne pas le salir
De ne pas abimer les angles
Un livre ce n’est pas que le lire,
C’est tout ce cérémonial
Ce plaisir est sans cesse renouvelé
A chaque fois
Demain quand j’aurai fini de le lire ?
Il sera en bonne place dans ma bibliothèque
Et puis, un nouveau attend d’être acheté
Je connais déjà le titre et l’auteur.
Et ce sera de nouveau un plaisir infini

©Soezic

 

liseuse couchée.JPG

Liseuse :sculpture ©Soezic

 

02/06/2006

LA CULTURE

La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers

Il n'y a pas d'homme cultivé ; il n'y a que des hommes qui se cultivent

On peut toujours apprendre ce qu'on ne sait pas, non ce qu'on croit savoir

Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens.
Tu m'impliques, j'apprends

La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie

La culture, c'est ce qui demeure dans l'homme lorsqu'il a tout oublié

La culture n'est pas une marchandise.

Les peuples veulent échanger leurs biens mais ils veulent garder leur âme

Savoir n'est pas savoir, si personne d'autre ne sait ce que l'on sait

La véritable culture, celle qui est utile, est toujours une synthèse entre le savoir accumulé et l'inlassable observation de la vie

La culture est une béquille que brandissent les boiteux contre les bien-portant pour montrer qu'ils sont en possession de tous leurs moyens

La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité

Le progrès nait de la diversité des cultures et de l'affirmation des personnalités.

La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre.

La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale

Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations

18:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

18/05/2006

LE CHEMIN DES MOTS

"La petite fille qui cherchait en elle
le Chemin des Mots"
Il était une fois une petite fille qui ne trouvait pas les mots
pour dire ce qu'elle ressentait.

Chaque fois qu'elle tentait de s'exprimer, de traduire ce qui se passait à l'intérieur d'elle, ,elle éprouvait comme une sorte de vide.

Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée.
Ils avaient l'air de se bousculer dans sa bouche mais n'arrivaient pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.

Dans ces moments là, elle devenait agressive, violente, presque méchante. Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elles lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer.

-De toute façon tu ne peux pas comprendre.
-Ca ne sert à rien de dire.
-C'est des bêtises de croire qu'il faut tout dire !

D'autres fois, elle préférait s'enfermer dans le silence, avec ce sentiment douloureux.
-Que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu'elle ressentait, qu'elle n'y arriverait jamais.

Que les mots ne sont que des mots. Mais tout au fond d'elle même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage.

Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio :
-Il y a chez tout être humain un Chemin de Mots qu'il appartient à chacun de trouver.

Et, dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l'intérieur d'elle.
La première fois où elle s'aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien.
Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes.
Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher, paraissaient la fuir.

La seconde fois où elle chemina sur le chemin des mots, le premier mot qu'elle vit sur la pente d'un talus fut le mot "Oser".

Quand elle s'approcha, ce mot osa lui parler.

Il lui dit d'une voix exténuée :
-Veux-tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?

Elle lui répondit:
- Je crois que je vais te prendre avec moi et je vais t'emmener très loin dans ma vie.

Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord de ce chemin et que chacun avait une forme différente et un sens particulier.

Le deuxième mot qu'elle rencontra fut le mot "Vie".

Elle le ramassa, le mit contre son oreille.

Tout d'abord, elle n'entendit rien.
Mais en retenant sa respiration,
elle perçut comme un petit chuchotement :
- Je suis en toi, je suis en toi

Et plus bas encore : -Prends, soin de moi.

Mais là, elle ne fut pas très sûre d'avoir bien entendu.

Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui même, tout frileux comme s'il avait froid.

Il avait vraiment l'air malheureux, ce mot-là.
Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l'approcha de son coeur et entendit un grand silence.

Elle le caressa et lui dit :
-Comment tu t'appelles, toi ?

Et le petit mot qu'elle avait ramassé lui dit d'une voix nouée :
-Moi, je suis le mot "Seul".
Je suis vraiment tout seul.
Je suis perdu, personne ne s'intéresse à moi, ni ne s'occupe de moi.

Elle serra le petit mot contre elle, l'embrassa doucement et poursuivit sa route.
Près d'un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus.

Elle s'arrêta, le regarda et c'est le mot qui s'adressa à elle :
-Je m'appelle "Toi", lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres.

La petite fille le prit en disant :
-J'ai envie de t'adopter,
"toi", tu seras un bon compagnon pour moi.

Sur le Chemin des Mots elle rencontra d'autres mots qu'elle laissa à leur place.

Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant.
Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences.

Elle le trouva au creux d'une petite clairière.
Il était allongé de tout son long, paraissait détendu, les yeux grands ouverts.

Il avait l'air d'un mot tout à fait heureux d'être là.

Elle s'approcha de lui, lui sourit et dit :
-C'est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t'avoir trouvé.
Veux-tu venir avec moi ?
Il répondit :
-Bien sûr, moi aussi je t'attendais...

Ce mot qu'elle avait trouvé, était le mot "Vivra".

Quand elle rassembla tous les mots qu'elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu'ils pouvaient faire la phrase suivante : "Ose ta vie, toi seule la vivras."

Depuis ce jour, la petite fille prit l'habitude d'aller se promener sur le Chemin des Mots.

Elle fit ainsi des découvertes étonnantes, et ceux qui la connaissaient furent surpris d'entendre tout ce que cette petite fille avait à l'intérieur d'elle.

Ils furent étonnés de toute la richesse qu'il y avait dans une petite fille très silencieuse.

Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour le dire.

Jacques Salomé

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08:30 Publié dans FAMILLE, Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

04/05/2006

UTOPIE

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Utopie est un terme inventé en 1516 par Thomas More dans son livre Utopia,
En un sens plus général, l'utopie désigne tout projet d'une société idéale et parfaite ;
laquelle est tenue par ses auteurs pour chimérique ou, au contraire, contient le principe de progrès réels, un ferment et un stimulant pour un avenir meilleur

En publiant à Louvain, en 1516, un petit livre intitulé Utopie, traité sur la meilleure forme de république et sur une île nouvelle, Thomas More, haut dignitaire de la cour d’Angleterre, fonde un genre nouveau, au croisement de la littérature, de la politique et de la philosophie. Ce faisant, il donne une forme durable à un motif essentiel de la modernité.
L’ouvrage se présente comme un dialogue, dont le personnage principal est un voyageur fictif, un compagnon d’Amerigo Vespucci qui aurait poursuivi l’exploration des îles du Nouveau Monde. Au livre premier, il développe une critique sévère de l’Angleterre de l’époque. En contrepoint, au livre II, il décrit les institutions, le mode de vie et l’histoire des habitants heureux de l’île d’Utopie.

La nouveauté de l’ouvrage tient à ce que cette société idéale est, ici-bas, l’œuvre des hommes eux-mêmes : l’environnement naturel n’est pas idéalisé, comme dans les légendes de l’âge d’or ou des pays de cocagne ; les Utopiens sont des hommes comme les autres, marqués par la Chute et le péché ; ils n’ont bénéficié d’aucune grâce divine particulière.
S’ils sont parvenus à chasser les maux et les vices, c’est simplement en construisant une autre organisation sociale.
En indiquant que les Utopiens habitent " cinquante-quatre villes toutes bâties sur le même plan ", Thomas More suggère que l’habitat exprime et détermine le caractère égalitaire de l’organisation sociale.
Dès sa découverte, l’Amérique représente un monde sur lequel se projette massivement l’imaginaire utopique, avec ses attentes, ses espérances et ses rêves. Territoire d’un âge d’or préservé, lieu de l’accomplissement des prophéties, Atlantide redécouverte, terre de missions pour des communautés régénérées, elle peut d’autant plus jouer ces rôles qu’on comprend, peu à peu, qu’elle forme un véritable continent jusqu’ici inconnu, un monde nouveau.

19:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)